Bien dormir, le rêve de tous …

Nous dormons 1/3 de notre vie selon une alternance de sommeil lent et paradoxal.
Le sommeil, gage de notre forme, de notre santé, de notre beauté, de notre bonne humeur … n ’ est pas si facile à apprivoiser : parlons-en !

L ’ organisme puise dans le sommeil des forces pour les jours à venir, et le cerveau élabore des stratégies en mémorisant ou en éliminant certains évènements de la journée.

Cependant, pendant le sommeil, l ’ activité psychologique atteint son niveau le plus bas, ainsi que toute activité physiologique (chute des rythmes respiratoire et cardiaque, de la tension artérielle, du tonus musculaire … ).

Mais, c ’ est pendant le sommeil que le corps fabrique des hormones (chez l ’ enfant l ’ hormone de croissance agit en début de sommeil), et que la peau se régénère.

 

Comprenons le sommeil

Le sommeil comporte plusieurs cycles d ’ environ 95 mn, chacun décomposé en plusieurs phases :

  • La phase de sommeil lent : c ’ est le sommeil léger (50% de la nuit) puis profond, puis très profond (25%), et c ’ est lui qui correspond à notre récupération physique.
  • La phase de sommeil paradoxal (25% de la nuit) : c ’ est la phase la plus courte du cycle mais qui s ’ allonge en fin de nuit et qui serait celle des rêves.
  • La phase de sommeil intermédiaire : brève avec des micro-réveils. Elle précède le cycle suivant ou le réveil complet.

Pour un sommeil réparateur, les cycles doivent se succéder harmonieusement, mais le nombre de cycles nécessaires est fonction de l ’ individu (de 3 à 7 cycles pour se sentir en forme).

 

Les troubles du sommeil

33% de la population en souffre, et 12% consulte son médecin pour ce motif.

  • L ’insomnie est bien sûr le plus fréquent. L ’ insomnie désigne la durée insuffisante du sommeil et/ou un sommeil non réparateur, avec des difficultés d ’ endormissement, des éveils au cours de la nuit, et un réveil précoce.

Pourquoi ces insomnies ?

  • Les insomnies peuvent cacher une dépression. Dès qu’ un problème psychologique survient, le sommeil est perturbé, et la fatigue s ’ installe dès le lever, avec un manque de force physique, mais aussi de motivation pour le travail et les loisirs.
  •  L ’ insomnie peut aussi cacher des angoisses : c ’ est une insomnie d ’ endormissement avec l ’ anxiété qui s ’ oppose à l ’ abandon dans le sommeil.
  • L ’ insomnie liée au stress, à la suractivité.
  • L ’ insomnie liée à l’ altitude à cause de la raréfaction de l’ oxygène.
  • L ’ insomnie liée aux cauchemars avec rappel permanent de l’ épisode douloureu et refus involontaire de l ’ endormissement.
  • L ’ insomnie liée à certaines maladies (migraine, maladie de Parkinson … ).
  • Les insomnies saisonnières : c ’ est 40% des cas. Elles sont transitoires et peuvent se rapporter à une réaction émotionnelle aigue (stress, deuil, séparation … ).
  • Les insomnies liées à l ’ abus d ’ excitant (plus de 4 cafés par jour), nuisances sonores, ou trop d’ activité sportive en fin d ’ après-midi.

Alors que faire ?

Pour les insomnies secondaires à des maladies, il faut traiter la cause, quant aux autres des petits « trucs » suffisent : se coucher et se lever à heure régulière, dormir dans une chambre fraîche, calme et sombre, faire de la relaxation avant de se coucher, supprimer le café, prendre un bain tiède et boire une tisane relaxante.

 

Les hypersomnies :

Entre 3% et 8% de la population souffre d ’ une déstructuration du sommeil avec un sommeil de nuit rallongé et une somnolence diurne.

Les hypersomnies avec un endormissement irrésistible sont responsables d ’ accidents graves, de troubles de la concentration et de dépressions.

Pourquoi ces hypersomnies ?

  • Liées à des prises de médicaments o Des horaires de travail irréguliers
  • Liées à des maladies : maladies métaboliques, tumeurs, narcolepsie
  •  Les apnées du sommeil : c ’ est un arrêt de l ’ échange aérien au niveau de la bouche et du nez, chez l ’ homme de 50 ans, en surpoids et ronfleur. Le sommeil est agité avec cauchemars et transpiration abondante, et réveil difficile.
    Dans la journée, anxiété, fatigue et endormissement involontaire sont au tableau.

Alors que faire ?

Le traitement est prescrit par les ORL après une imagerie des voies respiratoires hautes (chirurgie laser, orthèse mandibulaire, pression positive continue … ).

Le sommeil et l’ âge

Le nouveau-né :

Période de l ’ organisation du sommeil qui va suivre l ’ individu toute sa vie. La durée totale est d ’ environ 16 heures avec des cycles qui sont nombreux et répartis dans la journée.

L ’ enfant :

15 heures de 6 mois à 1 an, 13 heures vers 2 ans, 12 heures vers l ’ âge de 5 ans.

Les signes des troubles du sommeil : agitation, réveil difficile, perte d ’ appétit, problèmes de concentration et pleurs au coucher.

Que faire : adoucir la « séparation » du coucher avec des histoires, au calme, des horaires de coucher et de lever réguliers, et beaucoup de fermeté sur ceux-ci.

L ’ adolescent :

Il y a diminution du sommeil lent et profond qui s ’ explique par la période transitoire rencontrée par l ’ ado (pression scolaire, opposition familiale … ). 10% des ados sont touchés (coucher et lever tardifs qui provoquent une somnolence nocturne et les risques qu ’ elle entraîne).

L ’ adulte :

6 à 10 heures de sommeil sont nécessaires selon les individus.

Le sujet âgé :

L ’ architecture du sommeil se transforme : des endormissements diurnes sont plus fréquents, et les réveils nocturnes aussi, avec une diminution du sommeil paradoxal qui donne au sujet l ’ impression de ne pas dormir.

Tout problème de sommeil trouve une solution …
Bonne nuit !

Dr Geneviève DOUX, Médecin esthétique, Montpellier